31 FTP是城市地區武裝抵抗的先驅。 作者:弗蘭克·L·艾格雷
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Les FTP, fer de lance de la résistance armée en milieu urbain
par Franck LIAIGRE
L’immense majorité des témoins et de nombreux historiens ont estimé que les Francs-tireurs et partisans (FTP), le bras armé du Parti communiste français (PCF), ont infligé de lourdes pertes aux Allemands. Les FTP deviennent ainsi la principale force de la résistance armée, quand bien même les formations paramilitaires non communistes n’ont pas encore été étudiées scientifiquement. Ce bilan erroné, fondé sur des communiqués résistants, est profondément contredit par l’exploitation critique des archives policières désormais ouvertes. Précisons d’emblée que les procès-verbaux dressés après chaque attentat sont destinés à la hiérarchie et n’ont donc aucune visée propagandiste, que les policiers, contrairement aux FTP, ont toute latitude pour évaluer les dégâts, lesquels sont enregistrés dans des rapports circonstanciés émanant des différents services dépêchés sur les lieux. Ces rapports révèlent la faible ampleur des attentats. Doit-on s’en étonner au regard des effectifs et des armes dont disposent les FTP, de la formation qui leur a été dispensée et de la tactique suivie par la direction nationale ?
Dès leur création, en avril 1942, les FTP louent l’efficacité des partisans. À lire l’un de leurs communiqués, les FTP de la Main-d’œuvre immigrée (MOI) de la région parisienne ont grenadé avec succès le 22 août 1942 un détachement allemand de « trente à quarante soldats » rue de Réaumur à Paris : l’attentat « a fait beaucoup de victimes (morts et blessés) qui ont été amenées dans des ambulances1 ». Un autre communiqué relate l’attaque de l’hôtel Trianon, rue de Vaugirard à Paris. Cette opération, menée le 14 novembre 1942, a « fait beaucoup de victimes ». Des résultats similaires sont revendiqués en province : « Le club des officiers a sauté » à Brest en octobre 1942, une opération, précise France d’abord, l’organe des FTP, qui s’est soldée par vingt-huit morts et blessés ; « treize morts et blessés » sont annoncés à Nantes à la suite du grenadage d’un cinéma réservé à l’occupant (Soldatenkino) le 14 novembre 19422 ; un attentat ferroviaire provoque la mort de « cent à cent cinquante Boches » sur la ligne Creil-Tergnier dans la nuit du 9 au 10 novembre 19433, etc. La réalité est moins glorieuse. Alors que les FTP annoncent dans les communiqués précités des centaines de tués et de blessés, les services de police comptabilisent un mort et sept blessés, après avoir procédé aux vérifications d’usage sur ces cinq lieux d’attentat4. Parisiens ou provinciaux, les communiqués FTP sont tous marqués au sceau de l’exagération, l’écart entre leur annonce et les constats policiers étant abyssal.
Il est désormais possible d’avancer des chiffres fiables et d’évaluer les pertes humaines subies par l’occupant dans les principales agglomérations de la zone occupée : soixante-quinze Allemands ont été tués par la Résistance – toutes familles confondues – en région parisienne entre le 15 juin 1941 et le 15 août 1944 ; trois l’ont été à Nantes entre le 1er juin 1940 et le 1er juin 1944 ; un l’a été à Brest entre juin 1941 et décembre 1943 (aucun, sur cette même période, à Rennes ou Vannes) ; cinq Allemands meurent ainsi à Rouen et trois au Havre entre juin 1941 et début juin 1944 ; moins de dix Allemands sont tués à Bordeaux5.
Les FTP n’auraient pu tirer bénéfice de leurs actions s’ils n’en avaient pas gonflé l’ampleur. Ils entendent ainsi galvaniser les combattants, se faire valoir auprès de l’Internationale communiste – le Komintern –, des Britanniques et des services secrets de la France libre – le BCRA –, ainsi que des autres forces de la Résistance, dans l’espoir d’obtenir prestige, armes et argent. Or, malgré ces motivations attendues et ces exagérations manifestes, bien des historiens ont accepté sans examen critique le bilan avancé par les FTP.
L’histoire en boucle
Pour comprendre comment cette vision a pu s’imposer, force est de revenir sur le rôle majeur joué par le PCF après guerre. Le parti de Maurice Thorez, qui n’a jamais été aussi puissant politiquement, dispose alors d’une force de frappe éditoriale sans commune mesure avec celle qui était la sienne avant guerre. Il fait fructifier son passé résistant en soutenant que ses combattants ont infligé de lourdes pertes à l’occupant. Cette assertion est par la suite systématiquement soutenue, y compris lors d’une éclipse mémorielle mise au jour par Stéphane Courtois6. La direction veille scrupuleusement à ce que toutes les contributions soient conformes à la doxa, comme en témoigne en 1969 à titre privé Guy Besse, le directeur des Éditions sociales, la maison d’édition communiste : « Toutes les études que les Éditions sociales consacrent à l’histoire du Parti (y compris les souvenirs de militants) […] sont publiées sous le contrôle de l’institut Maurice-Thorez7. »
Le PCF, cependant, a dû desserrer l’étau à partir des années 1990, la direction ne délivrant plus forcément son imprimatur avant chaque publication. Ce relâchement est sans effet sur la production communiste la plus récente, les historiens comme les derniers témoins de cette obédience perpétuant à leur tour un récit mémoriel gravé dans le marbre. Leurs souvenirs sont façonnés par leurs lectures – généralement les classiques de l’historiographie communiste et les auteurs qui les évoquent – et par les remarques de leurs pairs, qu’ils sollicitent pour préciser leurs souvenirs et assurer la conformité de leurs récits. Commissaire politique des FTP de la région parisienne de juin 1942 à janvier 1943, Roger Linet consulte ainsi « près d’une trentaine de témoins » pour écrire 1933-1943, la traversée de la tourmente8. Henri Rol-Tanguy et Germaine Hénaff ont tous deux suivi de très près la rédaction de ce livre, « puisque Roger », selon cette dernière, « […] faisait parvenir les chapitres sitôt qu’il avait pu les faire taper9 ».
Les « ex », qui ont écrit leurs Mémoires et fait également circuler leurs tapuscrits tout en lisant d’autres témoins et historiens, assurent eux aussi que les FTP ont infligé de lourdes pertes à l’occupant. Le PCF et les « ex » n’ont aucune raison de changer un discours bâti à leur gloire.
Ils y sont d’autant moins enclins que les historiens ne contestent pas réellement leur version de la lutte armée. Ces derniers se sont au vrai peu penchés sur ce sujet. Ceux qui s’y sont intéressés ont longtemps pâti de la fermeture des archives publiques et de celles du PCF : les souvenirs des acteurs constituent la pierre angulaire de la recherche. Ils se sont heurtés à une première difficulté pour valider leurs sources testimoniales, leur positionnement vis-à-vis des témoins conditionnant leur marge critique. Or, sans même parler des historiens résistants, la plupart d’entre eux ont entretenu des liens filiaux, amicaux, politiques ou idéologiques avec les vétérans dont ils se sentaient « les héritiers » et à qui ils vouaient un « infini respect »10. L’admiration est compréhensible, mais dans ces conditions comment se prémunir contre les mythes de la Résistance ? Des historiens ont toutefois tenté de critiquer leurs sources en croisant les témoignages des résistants. Ils ont estimé que la convergence de ceux-ci constituait un critère de véracité, alors qu’au contraire leur concordance était le plus souvent déterminée en amont par les échanges entre les témoins mentionnés précédemment.
Tributaires de la parole des témoins, nombre d’historiens ont plaidé l’efficacité des FTP. Si ce constat a paru erroné à plusieurs de leurs confrères, personne ne s’appuie alors sur un bilan sérieusement établi à l’aide des archives répressives. Ces dernières sont facilement consultables depuis plus d’une quinzaine d’années. En lieu et place, les historiens reprennent volontiers les mots utilisés dans les communiqués FTP. Il ne manque pas d’Allemands « abattus », « exécutés », de détachements « grenadés » dans leurs ouvrages, autant de termes qui sous-entendent la réussite des actions évoquées, alors que la lecture des rapports rédigés par les services répressifs invite à réviser ces assertions.
La boucle est ainsi bouclée : les témoins fabriquent leurs témoignages en lisant les historiens ; ces derniers se nourrissent de ces témoignages quand bien même ceux-ci se révèlent approximatifs, voire erronés, et guidés par des considérations politiques et idéologiques. L’histoire en boucle est forcément répétitive. Pour en sortir et s’offrir la possibilité de la réviser, l’exploitation critique des archives répressives qui regorgent de documents internes à l’organisation armée saisis par les services semble tout indiquée. Il est dès lors possible de connaître le nombre de combattants et leur degré de formation, d’évaluer l’arsenal dont ils disposent et d’apprécier la tactique mise en œuvre par le Comité militaire national (CMN) des FTP.
Pourquoi l’impact militaire des FTP est-il aussi limité ?
La branche armée du PC compte peu de combattants dans les villes de la zone occupée. La pénurie est endémique jusqu’au début de l’été 1944. L’organisation spéciale (OS) formée par le PCF à l’été 1941 pour lancer la lutte armée et dissoute au printemps 1942 pour laisser place aux FTP ne gère qu’une poignée de partisans : l’OS ne recrute que vingt-cinq hommes sur la façade atlantique (de la côte basque à la Vendée) au second semestre 1941 ; les Jeunesses communistes armées n’agrègent jamais plus de vingt combattants en même temps en région parisienne. En butte à cet écueil, le Parti communiste français crée les FTP, incite ses membres à y entrer, ouvre leurs rangs aux sympathisants et aux non-communistes sans engranger pour autant les bénéfices escomptés. À preuve, les effectifs recensés à l’été 1942 : deux cent quatre-vingt-deux FTP sont comptabilisés en région parisienne, cent trente dans le Nord et le Pas-de-Calais, dix-neuf partisans à Nantes, onze à Brest, quinze à Rennes, tandis que l’organisation ne peut compter que sur quatorze personnes, dont onze inactives, dans l’est de la France (Marne, Haute-Marne, Yonne, Côte-d’Or)11.
Dès lors, le PC n’incite plus mais oblige. Il ordonne à ses cadres intermédiaires de verser 10 % des militants aux FTP – en vain. La région parisienne n’abrite qu’une centaine de partisans en janvier 1943, trois combattants opèrent à Tours, cinq à Orléans, sept à Nantes à l’hiver 1942-1943. Signe que le transfert de militants ne s’opère que difficilement, la plupart des recrues FTP sont cooptées par les partisans, lesquels puisent dans leur entourage pour étoffer leurs rangs. Avec l’instauration du Service du travail obligatoire (STO), ces derniers recrutent des réfractaires à compter du second semestre 1943, mais leur apport reste limité en milieu urbain.
La plupart des militants communistes n’ont pas voulu rejoindre ceux qu’ils appellent les « sacrifiés ». S’engager dans les FTP leur paraît trop risqué. De fait, la répression s’abat sans relâche, laissant l’organisation exsangue en maints endroits, à telle enseigne que l’organisation armée n’est plus implantée dans de nombreuses villes à l’approche de la Libération.
Peu nombreux, les FTP sont également peu ou pas formés. Le manque d’armes et de munitions, la difficulté d’organiser des entraînements ainsi que le danger d’y participer obligent la plupart des recrues à apprendre en combattant, la majorité d’entre eux n’ayant aucune expérience des armes. Soixante pour cent des FTP appréhendés en région parisienne sont dans ce cas. Et les anciens membres des brigades internationales sont, en vérité, peu nombreux : ils ne représentent que 8 % des combattants appréhendés en région parisienne ; que 3 % des francs-tireurs arrêtés en Bretagne en 1942 et 1943, un pourcentage qui constitue un maximum en Normandie et dans la plupart des régions de la zone occupée. Les partisans les plus âgés ont certes acquis des connaissances en remplissant leurs obligations militaires, à commencer par le maniement des armes, mais ce viatique ne prépare qu’imparfaitement à la lutte armée, ne serait-ce que parce que les fusils utilisés par l’armée française sont inadaptés à la « petite guerre » menée en milieu urbain.
Le matériel représente une autre question cruciale qui éclaire la faible portée des actions FTP. Le parti communiste se lance dans la lutte armée sans disposer d’armes au préalable. Il appelle à en récupérer. Des armes abandonnées lors de la débâcle sont retrouvées dans les dépôts FTP, mais, longtemps exposées à l’humidité, elles sont fréquemment hors d’usage. La police découvre également des quantités d’explosifs dans les caches FTP, généralement dérobés sur des sites industriels ou miniers. Elle saisit ainsi 264 kg de cheddite en 1942 dans le département de la Seine. La cheddite, la tolite ou la poudre noire volées servent à bricoler des bombes artisanales avec lesquelles des centaines d’attentats sont commis. Pour quel résultat ? Trois cent vingt-quatre sont perpétrés en région parisienne entre le 1er avril 1942 et le 15 août 1944, dont deux cent cinq contre des cibles allemandes. Ces attentats ne provoquent que des dégâts mineurs (vitres brisées, fenêtres ou portes endommagées, etc.) dans 77 % des cas et ne tuent que six Allemands : les bombes sont défectueuses, de faible puissance, les charges explosives sont insuffisamment dosées et les détonateurs difficiles à trouver. Par ailleurs, la résistance communiste exhorte régulièrement ses hommes à attaquer à la matraque ou au couteau des soldats allemands afin de récupérer leurs armes. Des comptes rendus, fréquemment publiés, mentionnent ces prises alors qu’elles sont le plus souvent imaginaires. Elles restent rares sous l’Occupation : une vingtaine seulement en région parisienne entre le 1er juillet 1941 et le 15 août 1944, dont dix lors du dernier mois de l’Occupation ; une à Nantes entre juin 1941 et le printemps 1944.
Nombre d’historiens ne se sont pas contentés de légitimer ces narrations légendaires mais, à l’unisson de leurs témoins, ont régulièrement soutenu que les FTP s’étaient battus sans l’aide des Britanniques.
Londres a pourtant fourni des armes aux groupes communistes armés. Les trois premières livraisons sont effectuées entre le printemps et l’automne 1942. D’autres suivront. Elles seront prises en charge par le service G des FTP, entièrement dédié à cette tâche essentielle. Les communistes ont toujours nié ou minimisé l’apport du Royaume-Uni, mais cette aide jugée négligeable – lorsque admise – au regard des effectifs imaginaires revendiqués ne l’est plus lorsqu’on tient compte du nombre de partisans réellement recrutés. Elle aurait eu également un autre impact si de grandes quantités d’armes n’avaient pas été saisies par la police avant que les combattants puissent en faire usage. La brigade régionale de police judiciaire de Rennes s’empare ainsi le 27 septembre 1942 de 300 kg d’explosifs livrés par les Anglais au large des Glénans le mois précédent12.
Enfin, les choix tactiques du Comité militaire national (CMN) ont un impact sur la lutte armée menée contre l’occupant : « Il faut absolument cesser les sorties pour faire un Fritz et faire des traîtres à la place, nous les connaissons alors. Il faut faire rentrer dans la tête de nos H[ommes] que les trois actions décisives qui doivent être réalisées, ce sont : déraillements, exécutions traîtres et attaques de détachements boches13. » Si cette injonction du CMN ne met pas un terme à la lutte contre les Allemands, les « déraillements » et les « attaques de détachements boches » demeurant des « actions décisives », elle place clairement l’accent sur l’élimination des Français jugés défaillants d’un point de vue national. La majorité des « traîtres » désignés par les FTP appartiennent à des formations anticommunistes (POPF) et collaborationnistes (RNP, PPF, Francisme) ou s’affirment proches d’elles en affichant publiquement leurs idées politiques et leur volonté, parfois, de dénoncer une personne de leur voisinage au prétexte que cette dernière se livre à des activités résistantes. Sensibles à la rumeur publique, les FTP ne vérifient guère la véracité des faits reprochés – des « forts en gueule » velléitaires figurent parmi leurs victimes – et châtient d’autant plus volontiers ces « traîtres » que la plupart ne sont ni armés ni escortés, ce qui permet de les atteindre plus facilement en contentant ainsi une hiérarchie très attentive au rendement de ses troupes. De fait, les chefs menacent les permanents jugés trop passifs de ne plus les rémunérer : « Quant aux moyens financiers […] marcher s’il s’agit de gars qui travaillent, sinon rien, rien, rien14. » L’argent étant le nerf de la guerre, le CMN demande à ses troupes de braquer mairies et perceptions et de punir au portefeuille des « collabos » et des « trafiquants » hâtivement désignés.
Les FTP multiplient dès lors les opérations, vengeresses et lucratives, à l’encontre de Français, mais proportionnellement mènent de moins en moins d’actions contre les occupants. Ils tuent plus de Français que d’Allemands dans la plupart des villes de zone nord où ils sont implantés. C’est ainsi que quatre-vingt-trois Français sont « liquidés » par la Résistance – toutes familles confondues – en région parisienne entre juin 1941 et la mi-août 1944 contre soixante-quinze Allemands.
Bibliographie sélective
Berlière, Jean-Marc, et Liaigre, Franck, Le Sang des communistes. Les bataillons de la jeunesse dans la lutte armée, automne 1941, Paris, Fayard, 2004.
Courtois, Stéphane, Peschanski, Denis, et Rayski, Adam, Le Sang de l’étranger. Les immigrés de la MOI dans la Résistance, Paris, Fayard, 1989.
Liaigre, Franck, Les FTP. Nouvelle histoire d’une résistance, Paris, Perrin, 2015.
1. Archives de la préfecture de Paris (APP), BA 2306.
2. France d’abord, octobre 1942.
3. Communiqué FTP saisi dans la planque d’un responsable, Archives départementales de Seine-Maritime (ADSM), 54 W 5361.
4. APP, BA 1750 et BA 2306 ; Archives départementales d’Ille-et-Vilaine (ADIV), 1044 W 11 ; Archives départementales de Paris, 1320 W 78 ; ADSM, 54 W 5361.
5. Ces résultats ont été obtenus après le dépouillement systématique des fonds des APP et des brigades régionales de police judiciaire des régions évoquées. Le bilan bordelais a été établi par Philippe Souleau.
6. Stéphane Courtois, « Luttes politiques et élaboration d’une histoire : le PCF historien du PCF dans la Deuxième Guerre mondiale », Communisme, no 4, 1983, p. 5-26. Dans cet article réédité dans Stéphane Courtois, Le Bolchevisme à la française, Paris, Fayard, 2010, l’auteur remarque que le PCF ne publie quasiment plus de livres consacrés à la résistance communiste entre 1950 et 1964.
7. Institut d’histoire sociale de Nanterre, fonds Annie Kriegel, boîte L 8 bis, lettre de Guy Besse à Annie Kriegel, le 10 juin 1969.
8. AN, 672 AP/6, lettre de Roger Linet à Albert Ouzoulias, le 26 mai 1990.
9. AN, 672 AP/4, lettre de Germaine Hénaff à Henri Rol-Tanguy, le 28 juin 1990. Membre des FTP, Germaine Hénaff est la veuve d’Eugène Hénaff, le commissaire politique national des FTP.
10. Jean-Marie Guillon, La Résistance dans le Var, essai d’histoire politique, thèse de doctorat d’État, université de Provence, 1989, p. IV de l’avant-propos.
11. Les chiffres de la région parisienne devraient probablement être révisés à la baisse, de nombreuses recrues, sans doute gagnées par la peur, s’éloignant de l’organisation à l’issue des premiers rendez-vous. Voir Franck Liaigre, Les FTP. Nouvelle histoire d’une résistance, Paris, Perrin, 2015.
12. ADIV, 43 W 30, rapport des commissaires Mitaine et Moreau, le 19 novembre 1942.
13. APP, GB 33, lettre non datée (mais vraisemblablement écrite en décembre 1942 ou début janvier 1943) d’Eugène Hénaff à Roger Linet. Cette lettre a été saisie par la police.
14. APP, GB 33, lettre d’Eugène Hénaff à Roger Linet, le 13 janvier 1943. Cette lettre a été saisie par la police.
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